Les efforts d’un miracle

Marc 5.25-43

Jason Procopio

Nous avons fêté Noël avec la famille de mon épouse, et mon beau-père a acheté un cadeau pour mon fils, Jack, qui aura bientôt trois ans. C’était une ardoise aimantée ; on peut écrire dessus et effacer ce qu’on vient d’écrire. Alors depuis quelques jours nous nous amusons avec Jack à écrire son prénom pour qu’il distingue les lettres. Et une ou deux fois, je l’ai fait avec lui — il tient le stylo, je tiens sa main, et je guide sa main pour écrire son prénom. Une question philosophique s’impose donc : est-ce que c’est lui qui a écrit son prénom, ou est-ce que c’est moi ? C’est vrai qu’il a tenu le stylo, mais j’ai tenu sa main. Qui est responsable de cette œuvre d’art : l’artiste qui tient le stylo, ou celui qui tient la main de l’artiste ?

Le texte d’aujourd’hui répond justement à ce type de question. Nous y voyons Jésus qui fait deux miracles, mais ils ont lieu de manière assez différente. Dans le premier cas, Jésus ne semble pas y être impliqué du tout — on dirait presque que le miracle se fait malgré lui. Et dans le deuxième cas, on voit clairement que c’est lui qui en était l’initiateur. Alors qu’est-ce que ces deux miracles, vus ensemble comme Marc les présente, nous enseignent concernant la manière dont Jésus agit ?

Ces deux miracles nous montrent que nous sommes impliqués dans notre guérison, que Christ accepte nos efforts de foi, et que Christ fait l’effort lorsque nous en sommes incapables.

1) Nous faisons des efforts de foi.

25 Or, il y avait une femme atteinte d'hémorragies depuis 12 ans. 26 Elle avait beaucoup souffert entre les mains de nombreux médecins. Elle avait dépensé tout ce qu'elle possédait, mais cela n’avait servi à rien; au contraire, son état avait plutôt empiré. 27 Elle entendit parler de Jésus, vint dans la foule par-derrière et toucha son vêtement, 28 car elle se disait: «Même si je ne touche que ses vêtements, je serai guérie.» 29 A l'instant même, son hémorragie s'arrêta, et elle sentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal.

Plusieurs fois j’ai reçu des appels d'amis qui déménageaient ou qui avaient besoin de bras pour faire des travaux manuels. A chaque fois, ils disent la même chose : “J’ai essayé d’appeler plein d’autres personnes, mais personne n’est disponible. Peux-tu venir me donner un coup de main ?” Et à chaque fois j’ai la même réflexion que je ne dis pas à haute voix : Pourquoi tu m’as appelé en dernier ? Qu’est-ce que ça veut dire sur moi que je sois en bas de ta liste de gens à appeler quand tu as besoin de bras forts ? Le péché et l’orgueil en moi fait que je vois presque leur demande d’aide comme une insulte, qu’ils ne me voient pas comme assez fort pour aider à bouger des meubles. (Même si c’est complètement vrai !)

C’est essentiellement la même chose que cette femme fait avec Jésus. Elle a vu tous les médecins ; elle a fait toutes les consultations possibles ; et une fois qu’elle n’a plus d’option, elle va voir Jésus pour lui demander son aide. Elle fait exactement ce que nous faisons — lorsque nous tombons malades, notre premier réflexe est-il de prier, ou d’aller à la pharmacie ? Lorsque nous passons par un moment difficile, consultons-nous la Bible en premier, ou plutôt les livres de bien-être à la Fnac ? Souvent on m’a posé cette question lorsque j’étais jeune, et je suis toujours sorti de la discussion avec un sentiment de culpabilité — comme si Dieu ne voulait pas me bénir parce que je n’ai pas pensé à lui demander son aide en premier. Mais ici nous voyons la grâce de Dieu pleinement visible : Jésus est un refuge sûr pour ceux qui se tournent vers lui, même s’il est leur dernier refuge. 

Et la manière dont Jésus devient le refuge de cette femme est assez remarquable : il ne fait rien. C’est elle qui agit. Bien sûr c’est une maladie sensible ; ses hémorragies l’ont rendue impure selon la loi de Moïse ; si les autres le savaient, ils se seraient écartés d’elle. Elle n’a pas envie de dire devant tout le monde ce qui ne va pas. Alors elle se dit que si seulement elle peut discrètement toucher à son vêtement, ce sera suffisant. 

Vous voyez, cette femme était active. Elle n’attend pas que Jésus la remarque, elle n’attend pas que le miracle vienne vers elle, c’est elle qui le poursuit. Elle n’a pas attendu en disant : “Et bien, si Dieu le veut je serai guérie.” Elle s’active. Elle est impliquée dans ce qui lui arrive— elle entend que Jésus est là, elle croit qu’il a la puissance pour la guérir, alors elle vient vers lui, elle touche son vêtement… et elle reçoit son miracle. 

J’aimerais faire une parenthèse très rapide pour parler de ce mot “miracle.” De nos jours, lorsqu’on dit le mot “miracle,” on est souvent un peu mal à l’aise parce qu’on ne voit pas en France aujourd’hui autant de miracles comme Jésus fait dans ce récit. Il faut savoir que Jésus faisait des miracles non pas principalement pour améliorer la vie des gens, mais pour diriger les regards vers lui — ses miracles avaient donc un but précis. Et à son départ, il a envoyé le Saint-Esprit faire ce travail pour lui, et de manière plus efficace encore. Le Saint-Esprit accomplit donc aujourd’hui ce que Jésus accomplissait par ses miracles. 

Il y a certaines personnes qui disent aujourd’hui que si nous avons la foi, nous devrions voir des miracles, des guérisons physiques, des bénédictions matérielles dans nos vies — et il est vrai que Dieu fait encore des miracles. Mais peut-on vraiment dire que les miracles physiques doivent absolument avoir lieu dans une vie de foi, alors que Jésus faisait ses miracles pour diriger les regards vers lui, et que le Saint-Esprit fait maintenant ce travail ? Je ne crois pas — cela signifierait qu’énormément de chrétiens ne seraient pas réellement convertis parce qu’ils ont été malades et n’ont pas eu de miracle, et je ne crois absolument pas que ce soit le cas. 

Mais ça ne veut pas dire que le Dieu des miracles ne se manifeste pas dans la vie de ses enfants. Alors quel est le miracle qui devrait avoir lieu dans la vie de chaque personne qui a la foi en Christ ? C’est le Grand Miracle que Jésus opérait par ses miracles physiques, le Grand Miracle que le Saint-Esprit fait aujourd’hui — ouvrir nos yeux spirituels afin que nous voyions la grandeur de Jésus et que nous lui donnions notre vie. Si vous êtes chrétien aujourd’hui, si vous avez la foi en Christ, vous êtes bénéficiaire du Miracle principal, le Grand Miracle que Jésus est venu accomplir. Ne soyez jamais déçus que vous n’ayez pas vu de miracle physique — si vous avez la foi en Christ, vous avez été bénéficiaire d’un miracle bien plus grand encore, le miracle de la foi. Et c’est un miracle qui continue perpétuellement—lorsque nous sommes sauvés, le Saint-Esprit travaille en nous pour nous rendre conformes à l’image de son Fils, pour nous faire détester le péché et aimer la justice. 

Alors lorsque vous lisez des récits des miracles de Jésus dans les évangiles, rappelez-vous toujours que ce Grand Miracle de salut et de sanctification est le but, et que c’est ce miracle qu’il a en tête lorsqu’il guérit quelqu’un. C’est pour cela que pour parler de ce que ce texte a à voir avec nos vies aujourd’hui, je vais parler de ce Miracle du salut et de la sanctification, car c’est le Grand Miracle voulu par tous ces miracles plus petits. Et c’est ce qu’il a en tête lorsqu’il guérit cette femme.

La femme dans ce récit est active. Elle n’attend pas de se sentir accueillie par Jésus, c’est elle qui va vers lui. Nos réflexes ne sont pas toujours les mêmes que ceux de cette femme. Nous aimons dire “Si Dieu le veut” — et nous avons raison de le dire. Mais parfois nos “Si Dieu ne veut” sont une excuse pour ne rien faire. 

La sanctification (le processus de devenir comme Jésus) est un miracle, et c’est un miracle en progrès — un miracle qui ne se terminera pas avant que nous soyons avec Jésus. Et pour certains d’entre nous le processus de la sanctification est frustrante. Nous prions que Dieu nous change, nous voulons qu’il nous change… et nous vivons encore les mêmes tentations, les mêmes difficultés, les mêmes pensées de convoitise, les mêmes pensées colériques, les mêmes pensées orgueilleuses. Et nous nous désespérons en demandant à Dieu : “Pourquoi tu ne me changes pas ?” 

Alors nous nous consolons en disant : “Et bien, si Dieu le veut, je serai changé.” Il est vrai que la Bible nous dit que le miracle de la sainteté est produit par Dieu : dans 2 Pierre 1, Pierre nous dit (v. 3) : Sa divine puissance nous a donné tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété… Alors la vie et la piété ne peuvent exister que par sa divine puissance (tout comme cette femme n’aurait pu être guérie que par la puissance divine de Christ). Mais ça ne veut pas dire que nous devons attendre de ressentir cette puissance avant d’agir. Pierre dit au v. 5 : Pour cette raison même, faites tous vos efforts afin d’ajouter à votre foi la qualité morale, à la qualité morale la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété l'amitié fraternelle, à l'amitié fraternelle l'amour. 

Voyez-vous, la Bible nous dit que nous sommes impliqués dans le miracle qui se produit en nous lorsque nous venons à Jésus. Ce n’est que par la puissance de Dieu que ce miracle a lieu (cette femme n’a pas opéré le miracle), mais cette puissance fonctionne en lien étroit avec les efforts que nous faisons. Trop souvent nous attendons d’avoir une sensation de puissance, ou un désir étrange de ne plus faire le mal, avant d’obéir à la Parole de Dieu. Parfois Dieu laisse venir la tentation pour nous fortifier, et à ce moment-là, on ne va pas ressentir de la puissance, ou un désir de résister à la tentation. La nature des tentations fait que nous aurions envie d’y céder. Mais pouvons-nous vraiment nous faire des excuses pour ne pas combattre la tentation à ce moment-là ? Nous ne devons pas attendre une sensation de puissance pour agir — nous agissons en faisant confiance que la Parole de Dieu est vraie : que sa divine puissance nous a déjà donnés ce qu’il nous faut, même si nous ne le ressentons pas. Alors que c’est sa puissance qui fait le miracle, nous y sommes impliqués. 

C’est ce que fait cette femme, et ce qui est incroyable, c’est que Jésus l’accepte. Alors que les autres pourraient reprocher à cette femme son audace, Jésus accepte l’effort de foi qu’elle fait.

2) Christ accepte nos efforts de foi.

30 Jésus se rendit aussitôt compte qu'une force était sortie de lui; il se retourna au milieu de la foule et dit: «Qui a touché mes vêtements?» 31 Ses disciples lui dirent: «Tu vois la foule qui te presse et tu dis: ‘Qui m'a touché?’» 32 Jésus regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela. 33 La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. 34 Alors il lui dit: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix et sois guérie de ton mal.»

Jésus se rend compte que sa puissance a fait quelque chose, et il se tourne en disant “Qui a touché mes vêtements ?” Ce n’est pas qu’il ne peut pas savoir — il est Dieu, et il sait tout — mais il ne veut pas que la femme reste dans l’anonymat. Alors la femme, troublée par la question, se jette à ses pieds.

Elle savait ce qui lui était arrivé (v. 33) ; elle savait qu’elle avait (si je peux le dire ainsi) “volé” son miracle. Elle n’a pas été franche avec Jésus ; elle n’a pas avoué son besoin. Elle l’a poursuivi, oui, mais elle l’a poursuivi en cachette, parce qu’elle avait honte de sa maladie. Mais maintenant, Jésus regarde la foule pour voir qui l’a fait, et elle sait qu’elle ne peut pas se cacher, alors elle se jette à ses pieds, effrayée et tremblante. 

Et quelle est la réaction de Jésus ? Il ne lui fait pas de reproche ; il ne lui demande pas : “Pourquoi es-tu venue me voir en dernier ?” Il voit l’effort de foi qu’elle a fait, même s’il est imparfait, et il applaudit sa foi. Il dit (v. 34) : “Ma fille, ta foi ta sauvée. Pars dans la paix et sois guérie de ton mal.

Il est intéressant qu’elle ait peur, alors qu’elle aurait raison de se réjouir. Mais c’est ainsi pour nous tous : lorsque nous faisons des efforts, nous les comparons avec ce que l’effort aurait dû être. Nous essayons de poursuivre la sainteté, mais nous voyons que nous n’arrivons pas à obéir à Dieu sur tous les points, alors nous disons : “Mince, j’aurais dû mieux faire !” Et nous oublions complètement que par la grâce de Dieu nous avons réussi à faire des choses qui auraient été impossibles il y a un an. 

Un pasteur une fois m’a donné un exemple formidable de cette idée. Lorsque les enfants apprennent à marcher, ils le font par petits pas. Un pas, deux pas… et ils tombent. Un pas, deux pas… et ils tombent. Alors vous, les parents, lorsqu’ils font un pas, deux pas, et puis tombent, est-ce que vous dites : “Mais allez, ce n’est quand même pas difficile ! Pourquoi n’arrives-tu pas à marcher correctement ? Regarde-moi, je ne tombe quasiment jamais ! Tu es vraiment un imbécile !” Bien sûr que non ! Il fait un pas, deux pas, il tombe — et vous dites : “Regarde, il marche ! Tu as vu ? Il a fait des pas !” Nous sommes transportés de joie par les petits pas que font nos enfants, même s’ils continuent à tomber pendant longtemps. 

Pourquoi imaginons-nous alors que c’est différent pour notre Père ? La femme malade fait un effort — un effort craintif, peut-être, mais un effort quand même — et Jésus lui dit : Ma fille, ta foi ta sauvée. Pars dans la paix et sois guérie de ton mal. Jésus approuve les efforts de foi que nous faisons, même s’ils sont encore imparfaits. Je crois que c’est pour cela qu’il ne veut pas que la femme reste anonyme : il veut lui donner l’opportunité de témoigner de sa grâce devant tout le monde.

On se souvient que ce passage a commencé avec un père qui vient à Jésus pour lui demander de guérir sa fille qui est malade, et qu’une foule a entouré Jésus, et que c’est au milieu de cette foule que le miracle de la femme a lieu. On voit un exemple de la puissance de Jésus à l’œuvre : ce père a sûrement été encouragé — il pouvait l'être ! Alors ils continuent leur route ensemble… mais le résultat n’est pas immédiatement le même, car la fille décède pendant qu’ils sont en route.

3) Christ fait l’effort lorsque nous en sommes incapables.

35 Il parlait encore quand des gens arrivèrent de chez le chef de la synagogue et lui dirent: «Ta fille est morte. Pourquoi déranger encore le maître?» 36 Dès qu’il entendit cette parole, Jésus dit au chef de la synagogue: «N’aie pas peur, crois seulement.» 37 Et il ne laissa personne l'accompagner, sauf Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques. 38 Ils arrivèrent à la maison du chef de la synagogue où Jésus vit du tumulte, des gens qui pleuraient et poussaient de grands cris. 39 Il entra et leur dit: «Pourquoi faites-vous ce tumulte et pourquoi pleurez-vous? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort.» 40 Ils se moquaient de lui. Alors il les fit tous sortir, prit avec lui le père et la mère de l'enfant et ceux qui l'avaient accompagné, et il entra là où l'enfant était [couchée]. 41 Il la prit par la main et lui dit: «Talitha koumi», ce qui signifie: «Jeune fille, lève-toi, je te le dis». 42 Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher, car elle avait 12 ans. Ils furent [aussitôt] remplis d'un grand étonnement. 43 Jésus leur adressa de fortes recommandations pour que personne ne le sache et demanda qu’on donne à manger à la jeune fille.

Il ne reste plus aucune issue possible pour cette fille. Jésus ne peut pas s’attendre à ce qu’elle s’active, à ce qu’elle fasse un effort quelconque : elle est morte. Les morts ne peuvent pas faire d’effort. Alors c’est lui qui s’approche d’elle, c’est lui qui fait l’effort qu’elle ne peut pas faire. Il la prend par la main ; il lui dit : Jeune fille, lève-toi ; et elle se lève, vivante. 

La femme malade a fait un effort de foi, et Jésus a approuvé cet effort… mais pour celle qui ne pouvait pas faire d'effort, qui était morte, il a fait l’effort nécessaire pour œuvrer son miracle. 

Et c’est ce qu’il a fait pour chacun et pour chacune d’entre nous. Nous étions tous morts dans nos offenses, nous étions tous ennemis de Dieu, et avant que nous puissions faire quelque effort que ce soit pour devenir comme Jésus, il a fallu qu’il fasse l’effort pour venir vers nous. C’est lui qui a accompli la loi à notre place ; c’est lui qui a payé le prix de nos fautes ; il a pris sur lui la condamnation que nous méritions. Il a fait tous les efforts nécessaires afin que nous puissions vivre. Il est venu vers nous qui étions incapables de le poursuivre, et par son Esprit, il a ouvert nos yeux pour voir notre besoin ; il a réorienté nos plaisirs afin que nous puissions prendre plaisir en lui. Il nous a ramené de la mort à la vie.

Conclusion

Tout le monde ici est dans un de deux cas. Peut-être que tu es un pécheur sauvé par grâce, et que tu progresses dans la sainteté… mais beaucoup plus lentement que tu voudrais progresser. (Je n’ai jamais connu quelqu’un qui progresse aussi vite qu’il aurait voulu.) Peut-être que tu pries, mais que tu attends de ressentir la puissance de Dieu, la voix de l’Esprit qui te pousse à lui obéir. Sache que même si tu ne le ressens pas, il est à l’œuvre. Tu n’as pas besoin de ressentir sa puissance pour savoir qu’elle est là, et qu’elle œuvre pour ta sainteté. Crois à la Parole de Dieu qui te dit que Sa divine puissance nous a donné tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété. Toute la puissance qu’il nous faut est déjà présente, est déjà à nous ! N’attends plus d’agir, mais travaille. Fais tous tes efforts. Même si tu n’en as pas l’impression, Dieu est à l’œuvre ; il t’a déjà donné ce qu’il te faut pour lui obéir. Sache que tu es impliqué dans le miracle de ta sainteté, et que Jésus honorera chaque effort de foi que tu fais. 

Ou alors, peut-être que tu n’appartiens pas à Jésus ; il n’a pas encore ouvert tes yeux pour voir ton besoin de lui. Peut-être que tu entends ce que je dis et tu dis : “Ce n’est pas possible. Tu ne sais pas ce que j’ai fait dans ma vie. Tu ne sais pas à quel point je suis loin de ce que tu as décrit.” Peut-être que tu imagines que Dieu ne pourrait jamais sauver quelqu’un comme toi. Si c’est ton cas, sache que c’est toi qui es impuissant, pas lui. La Bible dit que tu es spirituellement mort, incapable de venir à lui tout seul. Mais elle dit aussi que Jésus a la volonté et la puissance de ressusciter les morts. Il est capable de prendre quelqu’un qui est mort et de lui donner la vie ; il est capable de te faire voir ton besoin. C’est pour cela qu’il est mort, après tout — pour combler la brèche qui existe entre toi et Dieu, pour te donner accès à cette vie. Je le dis avec tout l’amour dans mon cœur : tu n’es pas en mesure de dire au Dieu de l’univers qu’il n’est pas capable de te sauver. Il est bien plus puissant que tu ne le penses, et c’est lui qui fait le premier effort pour venir vers toi.

Alors si tu as envie de vivre, si tu as envie de le suivre, si tu as envie de voir Jésus comme ton Sauveur, sache que ce désir vient de lui, et que tu n’as qu’à accepter l’œuvre qu’il a faite pour toi. Crois, et accepte son œuvre. C’est lui qui porte le poids de ton salut sur lui ; c’est lui qui fait le premier effort. Et même si un effort te sera demandé par la suite — celui de te lever et marcher, comme la fille — tu peux avoir la certitude que la puissance pour faire cet effort te sera donnée. C’est pour cela que Saint Augustin a dit : Dieu, donne ce que tu ordonnes, et ordonne ce que tu veux.