La communauté 3 : Mouvement

Apocalypse 21.1-8

Jason Procopio

Aujourd’hui nous conclurons notre série de messages sur la communauté. La première semaine, nous avons parlé de notre identité en tant que communauté—nous sommes tous des pierres vivantes que Dieu utilise pour construire son habitation. La semaine dernière, Etienne nous a montré de quoi le corps de cette communauté est faite, quelle est la pratique de notre communauté—nous sommes des disciples qui font des disciples.

Aujourd’hui, nous devons parler du mouvement du corps—où allons-nous en tant que communauté—quel en est le but, quel est le résultat final ? Pourquoi Dieu fait de nous des pierres vivantes, pourquoi veut-il que nous soyons des disciples qui font des disciples ? Quel est la finalité de tout ce travail ? Nous allons voir ce but, cette fin, dans Apocalypse 21. Mais afin de voir clairement la destination, il faut que nous ayons une vision claire de la route déjà parcourue. Alors en premier lieu nous prendrons du temps pour parler de ce qui précède Apocalypse 21, toute l’histoire que Dieu est en train d’écrire, puis nous parlerons  de la destination, en voyant la mission de Dieu d’abord, et ensuite, notre mission en tant qu’église.

1) SON HISTOIRE

Dans la Bible, Dieu raconte une histoire : son histoire. Et quel est le sujet de son histoire ? C’est l’histoire de sa gloire. La Bible nous dit que Dieu est un Dieu glorieux, et qu’il nous a créés pour trouver notre plus grande satisfaction lorsque nous contemplons la gloire de Dieu. Alors dans Genèse 1, le premier livre de la Bible, nous voyons que Dieu crée le monde, et crée l’homme à son image (Gen. 1.1,27). Et à chaque fois que Dieu crée quelque chose, il dit que “C’est bon” (v. 31). Tout ce qu’il crée est parfait et beau et saint, rien n’est corrompu par le péché, la maladie, la mort.

Mais l’homme et la femme sont tentés par le diable et désobéissent à Dieu, et d’un coup, ce monde parfait que Dieu a créé est corrompu (Gen. 3.1-7). La corruption qui est entré en eux par leur désobéissance commence à s’infiltrer dans la création elle-même—la terre devient sensible à la maladie, à l’usure, à la mort (v. 14-19). 

Avance-rapide. L’homme et la femme ont eu des enfants, la terre est maintenant remplie de gens. Parmi tous les peuples du monde, Dieu en choisit un—le peuple d’Israël—à qui il se révèle comme leur Dieu. Il leur dit son intention de les ramener à l’état parfait dans lequel il a créé l’homme au départ—il leur donne des lois qui reflètent sa perfection et sa justice. Mais ils n’arrivent jamais à obéir parfaitement à la loi.

Par le péché d’Adam, lui et tous les être humains qui le suivent—c’est-à-dire, nous—meurent physiquement et spirituellement, et méritent la colère de Dieu plutôt que son amour (Romains 5.12). Pourquoi ? Maintenant que nous sommes corrompus, chaque jour nous nous rebellons de manière consciente contre Dieu, dans nos pensées et dans nos actes. Nous faisons ce que nous ne devions pas faire, et nous omettons de faire ce que nous devrions faire. Nous sommes tous pécheurs, privés de la gloire de Dieu (Rom. 3.23).  Pour que l’homme et Dieu puissent être réunis, il faut que l’homme soit saint, mais cette sainteté nécessaire est maintenant impossible pour l’homme. Mais pour que Dieu reste intègre, il faut qu’il fasse justice et qu’il punisse la rébellion des hommes—notre rébellion.

Et là, nous avons l’impression que Dieu a échoué—il a créé ce monde parfait, et les hommes qu’il a créés l’ont ruiné. Mais dans Ephésiens 1 nous voyons qu’avant même la création du monde, c’était le plan de Dieu de montrer non seulement sa puissance aux hommes, mais aussi sa grâce : Dieu conçoit un plan, pour punir le péché en nous sans nous punir. Il envoie son Fils, en forme humaine—un homme qui vit une vie absolument parfaite, sans péché du début à la fin (2 Corinthiens 5.21). Et cet homme, Jésus, qui a vécu une vie parfaite, s’offre comme sacrifice à notre place. Lorsque Jésus, parfait, s’offre comme sacrifice, il absorbe toute la colère de Dieu contre nous. Dieu accepte le sacrifice de son Fils, et il nous le prouve lorsqu’il ressuscite Jésus d’entre les morts. Mais le sacrifice de Jésus, en plus d’être permanent, va bien plus loi—non seulement il prend la punition de notre imperfection, il nous donne sa perfection. En fait, Jésus prend tout notre péché, comme si c’était lui qui avait péché, et il nous donne toute sa justice, comme si nous avions vécu des vies parfaites. Par son sacrifice, il nous permet d’avoir la vie éternelle.

Une fois que Jésus est ressuscité des morts, il appelle ses disciples à lui-même et leur donne une tâche à accomplir, dont Etienne a parlé la semaine dernière. Matthieu 28.18-20 :  «Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez [donc], faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et enseignez-leur à mettre en pratique tout ce que je vous ai prescrit.»

Alors ces disciples partent, et commencent à faire des disciples à leur tour : ils disent aux personnes qui les entourent ce que Jésus a fait et ce qu’il fera pour eux s’ils l’acceptent. Et ainsi, l’église est née : un groupe de disciples de Jésus qui font d’autres disciples de Jésus.

Et deux mille ans après—nous voilà. Nous sommes dans le même cas, toujours des disciples de Jésus qui font d’autres disciples de Jésus. Nous nous sommes retrouvés dans cette grande histoire que Dieu écrit. Mais même si maintenant nous nous trouvons dans l’histoire, ce n’est pas la fin de l’histoire.

La plupart des livres du Nouveau Testament parlent de ce que Jésus a fait pour nous et de notre place dans l’histoire. Mais dans le tout dernier livre de la Bible, plutôt que de parler du passé ou du présent, Dieu commence à raconter l’histoire du futur. C’est ici que Dieu nous dit quelle sera la fin de l’histoire. C’est ici qu’il nous dit vers quoi il nous amène.

Le résultat final de l’histoire que Dieu raconte, c’est ce que nous appelons le plus souvent “le paradis.” Mais “le paradis” est un mot trompeur, parce qu’il peut signifier des milliers de choses différentes, selon la personne. (EXEMPLES DES GENS : A QUOI PENSEZ-VOUS QUAND VOUS PENSEZ AU PARADIS ?)

Lorsque nous pensons au paradis, nous pensons souvent à un endroit immatériel, où nous serons assis sur des nuages et jouerons de la harpe, ou alors, où nous ne serons que des esprits qui flottent d’un état bizarre à un autre. Et presque tout le monde est d’accord que ce genre de lieu a l’air assez atroce. Qu’est-ce qui pourrait être plus ennuyeux ? Pas de foot ? Pas de steak ? Aucun bon vin, aucun bon café ? Qu’est-ce qui pourrait être pire ?

Il faut comprendre que lorsque la Bible nous parle du paradis, elle ne dit rien de tel. La plupart du temps, elle n’emploie même pas le mot “paradis”. Quand la Bible parle du paradis, elle emploie le plus souvent le terme “le Nouveaux Cieux et la Nouvelle Terre.” Le plan de Dieu est de renouveler toute sa création, afin de la ramener à l’état parfait du départ : de prendre cette terre corrompue et d’en faire une nouvelle terre.

2) LA MISSION DE DIEU

Apocalypse 21 : 1 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu et la mer n'existait plus. Je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une mariée qui s'est faite belle pour son époux.

Aucun mot de la Bible n’est choisi au hasard. 2 Timothée 3.16 dit que toute Ecriture est inspirée de Dieu  et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice ; cela veut dire que lorsque la Bible dit quelque chose d’une certaine manière, il faut qu’on fasse très attention non seulement  à ce qu’elle dit, mais aussi à la manière dont elle le dit.

On imagine parfois que nous ne sommes pas capables d’imaginer à quoi va ressembler le paradis. Mais si nous faisons attention aux mots choisis dans la Bible pour la décrire, on voit qu’elle en parle beaucoup. 

Prenons donc quelques instants pour réfléchir en détail aux implications de ces deux premiers versets. 

Puis je vis un nouveau ciel… Nous savons à quoi ressemble un ciel ; nous en voyons tous les jours, nous vivons dessus depuis notre enfance. DECRIVEZ-MOI LE CIEL. (atmosphère, nuages, de l’air)

et une nouvelle terre… Dieu nous promet une terre—une nouvelle terre, mais une terre. Nous pouvons donc être sûrs qu’il y aura des choses terrestres. QUELLES SONT LES CHOSES QU’ON TROUVE SUR LA TERRE (DANS LA NATURE) ? (rivières, montagnes, fleurs, arbres…)

Je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem… La suite du chapitre nous décrit cette ville en détail, mais souvent on regarde les aspects spectaculaires de cette ville, sans prendre le temps de penser au fait que c’est une ville. Nous savons à quoi ressemblent des villes, nous vivons dans une ville ! QU’EST-CE QU’ON TROUVE DANS LA VILLE? (bâtiments, culture, art, musique, sport, biens, services, rencontres, discussions, travail) Et nous voyons que cette ville sera belle—préparée comme une mariée qui s'est faite belle pour son époux. Une robe de mariée est capable de rendre belle même une femme qui n’est pas très belle à la base… Imaginez à quoi ressemblerait une mariée que Dieu prépare, une mariée dont tous les aspects sont renouvelés !  Ce ciel, cette terre, cette ville seront plus beaux que nous pouvons imaginer.

Ce lieu, les Nouveaux Cieux et la Nouvelle Terre, est notre destination. C’est le but. Mais il ne suffit pas de parler du lieu. Afin de comprendre la mission de Dieu, il faut comprendre ce que Dieu veut faire avec nous une fois que nous y arriverons—c’est là, sa mission.

J'entendis une voix forte venant du ciel qui disait: «Voici le tabernacle de Dieu parmi les hommes! Il habitera avec eux, ils seront son peuple[a] et Dieu lui-même sera avec eux, [il sera leur Dieu]. 

Ici, la mission de Dieu est donnée de manière simple et très belle. La mission de Dieu est de former une famille de toutes les nations, et de vivre parmi elle, et d’être son Père. Et c’est cette relation avec Dieu qui fera la vraie beauté du paradis. John Piper a relevé un défi pour discerner si nous pensons correctement au paradis : Imaginez toute la beauté des Nouveaux Cieux et la Nouvelle Terre que nous avons décrit. Et maintenant posez-vous cette question : Au milieu ce cadre magnifique, pourriez-vous être heureux si Jésus n’y était pas ? Si c’est votre cas, vous n’avez pas encore compris la grâce du paradis. 

Il est vrai que le paradis sera merveilleux, qu’il sera beau, qu’il sera attirant au plus haut degrés—mais tout ce qui est beau et attirant au paradis ne sera que la cerise sur le gâteau. La vraie beauté du paradis, c’est Dieu lui-même : nous pourrons enfin voir sa face de manière parfaitement claire, et nous nous réjouirons de sa présence pour toute l’éternité—nous serons son peuple, et il sera notre Dieu. Nous ne sommes pas capables de pleinement voir Dieu comme la vraie beauté du paradis, et je crois que c’est pour cela qu’il continue :

Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu.» Celui qui étai t assis sur le trône dit: «Voici que je fais toutes choses nouvelles.»

Personne ne voit clair s’il a les larmes aux yeux. Alors Dieu essuiera toute larme de nos yeux, et enlèvera tout ce qui voile nos yeux, tout obstacle à la joie en lui. Libérés de la douleur et du péché, nous pourrons voir que le plus grand don que les humains puissent recevoir, c’est Dieu lui-même. Nous serons son peuple, et il sera notre Dieu.

C’est la mission de Dieu ; c’est son but. Il fera toutes choses nouvelles afin de former, à partir de pécheurs rachetés, un peuple qui sera le sien, et qu’ils le voient et soient émerveillés d’être à lui.

3) Notre mission

Maintenant que nous connaissons la mission de Dieu, nous pouvons comprendre notre mission : si sa mission est de créer une famille pour lui-même, parmi laquelle il vivra pour toute l’éternité, qu’est-ce que ça a à voir avec nous, ici et maintenant ? Quelle est notre mission ? Les versets suivants nous donnent la réponse.

Celui qui était assis sur le trône dit: «Voici que je fais toutes choses nouvelles.» Il ajouta: «Ecris cela, car ces paroles sont dignes de confiance et vraies.» 

Notre mission consiste à parler de la mission de Dieu. Il dit à Jean : “Ecris cela.” La mission de Dieu est le but de toute l’histoire humaine ; elle est la raison pour laquelle Dieu a créé le monde (Eph. 1.4-6). Alors notre mission, c’est d’en parler au monde. Jean l’a écrite pour que nous la connaissions ; nous devons en parler aux autres afin qu’ils la connaissent (Matt. 28.18-20). 

Et il nous dit précisément ce que nous devons dire (il y a une mauvaise nouvelle et une bonne nouvelle) :

1) L’OFFRE GRATUITE

La bonne nouvelle d’abord :

Puis il me dit: «Je suis l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai à boire gratuitement de la source de l'eau de la vie. Le vainqueur recevra cet héritage, je serai son Dieu et il sera mon fils. 

Voici ce que je trouve vraiment incroyable et rassurant : c’est le vainqueur qui recevra l’héritage, et tout ce qu’il faut faire pour être vainqueur, c’est avoir soif. La seule chose que nous devons faire pour recevoir la vie éternelle et passer l’éternité dans les Nouveaux Cieux et la Nouvelle Terre, c’est avoir soif et demander à boire—de se tourner vers Jésus, dont le sacrifice a rendu la vie éternelle possible pour nous, et de continuer à le suivre, et de le suivre parce que lui seul peut satisfaire cette soif. C’est exactement ce que nous avons vu dans l’Evangile selon Jean il y a quelques mois. Et encore plus : Dieu appelle cette personne assoiffée le vainqueur ! Il promet à la personne assoiffée qui demande à boire un héritage : je serai son Dieu et il sera mon fils.

Quelle grâce incroyable ! Jésus a payé notre dette dans sa totalité afin que pour nous le paradis soit absolument gratuit ! Tout ce que nous avons à faire, c’est avoir soif et demander à boire.

2) CE QUI SE PASSE SI NOUS REFUSONS.

Mais nous devons aussi dire aux gens ce qui se passera s’ils ne se tournent pas à Christ pour satisfaire leur soif :

Quant aux lâches, aux incrédules, [aux pécheurs,] aux abominables, aux meurtriers, à ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, aux sorciers, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre. C’est la seconde mort.»

Cette liste n’est pas exhaustive ; elle est représentative de l’état d’un cœur non transformé par l’évangile. Celui ou celle qui ne se tourne pas à Christ pour qu’il puisse satisfaire leur soif sera séparé de lui. Ce n’est pas très à la mode de le dire, mais si nous voulons dire la vérité dans l’amour, comme nous avons vu la semaine dernière, nous devons le dire. 

De ce passage, et de la totalité de l’enseignement biblique concernant la vie après la mort, nous pouvons tirer quelques vérités :

a) Si à la fin de toutes choses nous ne sommes pas avec Dieu dans les Nouveaux Cieux et la Nouvelle Terre, nous serons nécessairement séparés de lui.

b) Cette séparation est décrite de manière brutale : leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre. C’est la seconde mort. Selon ce verset, la séparation de Dieu produit ce qu’il y a de pire.

c) Pense à ta vie aujourd’hui. Il y a du bon, il y a du mauvais ; mais pour la plupart d’entre nous, les choses ne vont rarement aussi mal que possible (ce serait l’enfer), ni aussi bien que possible (ce serait le paradis). Tout comme la séparation de Dieu produit ce qu’il y a de pire, la présence de Dieu produit tout ce qu’il y a de meilleur. Et il est présent parmi nous tous, qu’on soit chrétiens ou non. 

Comme dit Jésus dans Matthieu 5.45, Dieu “fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.” Dieu te fait grâce, même si tu ne le sais pas. Tout le “bon” dans ta vie est le résultat de la présence de Dieu sur cette terre et avec toi (même si tu n’en es pas conscient). Si tu n’es pas réconcilié avec Dieu par la foi en Christ, et tu as quand même du bon dans ta vie (la famille et les amis, les loisirs, de bons films, de la bonne musique, de la bonne nourriture, du bon sport), ce “bon,” c’est Dieu qui te fait grâce. Mais ces choses-là sont données pour te faire lever les yeux vers Dieu, qui te les a données, et pour t’appeler à lui. Si tu persistes à rejeter Dieu, même après tout le bien qu’il a fait pour toi, toute sa grâce part aussi, et il n’y a qu’une seule chose qui reste : la séparation de Dieu, l’étang ardent de feu et de soufre.

Ça me fait mal de le dire, parce que j’ai des proches qui sont morts en rejetant Jésus. Mais si je veux être fidèle à mon appel à dire la vérité dans l’amour, je dois le dire—je doit supplier les personnes autour de moi : “Ne rejetez pas Jésus ! Ne l’ignorez pas ! Venez à lui ! Buvez ! Il est le seul qui soit vraiment digne d’être suivi, de louange ! Venez à lui !”

C’est notre responsabilité à nous tous—de prévenir les autres de la fin qui les attend s’ils rejettent Christ, et de les supplier de voir les gloires qui les attendent s’ils se tournent vers Christ dans la foi. S’ils le font, non seulement ils ne connaîtront pas la séparation éternelle avec Dieu, mais ils recevront la vie éternelle—dans l’endroit le plus beau, le plus parfait, le plus intéressant, le plus stimulant, que l’on puisse imaginer—et ils seront adoptés dans la famille que Dieu forme pour lui-même, une famille qui verra sa soif satisfaite à tout jamais.

CONCLUSION

Je crois que la meilleure manière de conclure serait de lire un peu plus loin, où le Seigneur termine sa description des Nouveaux Cieux et la Nouvelle Terre :

Apocalypse 22.1-4 Puis il me montra le fleuve d'eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l'Agneau. Au milieu de la place de la ville et entre les deux bras du fleuve se trouvait l'arbre de vie qui produit douze récoltes; il donne son fruit chaque mois et ses feuilles servent à la guérison des nations. Il n'y aura plus de malédiction. Le trône de Dieu et de l'Agneau sera dans la ville; ses serviteurs lui rendront un culte. Ils verront son visage et son nom sera sur leur front. Il n'y aura plus de nuit et ils n'auront besoin ni de la lumière d’une lampe ni de celle du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles.

C’est vers cela que cette communauté se dirige, et c’est pour ce but que cette communauté existe. Nous avons entendu la charge que Dieu nous donne d’être des pierres vivantes que Dieu utilise pour construire sa maison. Nous avons entendu la charge que Dieu nous donne d’être des disciples qui font des disciples. Dans les deux cas, le but, c’est que nous soyons prêts à inviter le monde entier à venir avec nous dans ce lieu où il n’y aura plus de douleur, plus de mort, plus de malédiction ; où nous verrons Dieu avec les yeux dévoilés ; où sa gloire sera toute la lumière qu’il nous faut ; où toutes les nations seront guéries ; où nous serons son peuple, et il sera notre Dieu.

Notre prière est qu’en voyant cette communauté se construire sur la base de l’évangile, cette communauté de disciples qui font des disciples, le monde puisse entendre l’appel de Dieu de venir boire : A celui qui a soif, je donnerai à boire gratuitement de la source de l'eau de la vie.